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APPORT DE L’ACUPUNCTURE DANS LE TRAITEMENT DE LA DOULEUR - Dr Nguyen à Paris

APPORT DE L’ACUPUNCTURE DANS LE TRAITEMENT DE LA DOULEUR

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Qu’est-ce que la douleur dans la médecine occidentale classique ? 

Parce qu’il n’y a aucun moyen objectif de mesurer la douleur, celui qui la ressent l’éprouve comme une sensation extrêmement personnelle, qu’il peut tout au plus essayer de traduire par des mots mais qui ne sera de toute façon jamais expérimentée de la même façon d’une personne à une autre. Et parce que parfois aucune pathologie n’a pu être mise en lien avec leur douleur, certaines personnes se résignent à souffrir comme si elles se trouvaient face à une fatalité un peu mystérieuse. Pourtant, il existe des moyens efficaces d’analyser la douleur et des méthodes de traitement très pointues, notamment dans ce qu’on a coutume d’appeler les médecines parallèles ; la médecine traditionnelle chinoise (MTC) en particulier a, depuis des siècles, développé une approche extrêmement fine des multiples causes de la douleur et des nombreux soins appropriés.


La douleur pourrait se définir globalement comme un épisode sensoriel et émotionnel pénible lié à un endommagement actuel ou potentiel de notre corps ; c’est pour avertir notre cerveau de cet endommagement que les neurones de la douleur (en particulier les « nocicepteurs », spécialisés dans cette tâche) lancent des signaux électriques et chimiques à travers nos nerfs et activent ainsi ce véritable système d’alerte que constitue la douleur. Il y a cependant plusieurs types de douleur, notamment deux grands types faciles à distinguer : la douleur aiguë (ou « nociceptive »), qui est temporaire (de quelques minutes à plusieurs semaines), déclenchée par une blessure manifeste (coupure, piqure, entorse) et dont le traitement est assez évident (médicaments, chaleur/froid, repos, stratégies psychologiques). C’est cette douleur qui nous empêche de nous blesser grièvement. La douleur chronique, en revanche, est celle qui dure (continue depuis plus de trois mois ou se manifestant au moins trois fois en trois mois). Cette douleur n’a pas d’autre utilité que de rappeler au patient que sa maladie, s’il est malade, est continue (douleur nociceptive) : c’est celle que l’on éprouve, à cause d’un tissu blessé soumis à des pressions, tensions, températures excessives, etc. Mais la douleur chronique n’a parfois aucune raison connue, étant liée à un mauvais fonctionnement du système d’alarme (douleur neuropathique) : c’est ainsi la sensation de brûlure que provoque un zona (qui dérègle les nerfs) ou encore la souffrance d’un membre fantôme.


Or, si la douleur chronique est plus délicate à traiter que la douleur aiguë, elle n’en peut pas moins être sensiblement diminuée, voire éliminée ou même transformée, par un blocage partiel des signaux de la douleur. Et il ne s’agit pas de prendre simplement des antalgiques sans avoir soumis la douleur à un examen complet, car l’immense majorité des douleurs chroniques résistent à cette approche rudimentaire ; il s’agit de s’adresser à un praticien spécialiste de la douleur, qui seul sera à même d’appliquer une approche pluridisciplinaire associant aux traitements classiques des techniques parallèles : rééducation, psychothérapies, thérapies de type hypnose, relaxation, et en particulier acupuncture. Dans le cas d’un traitement par l’acupuncture, seul le médecin qui maîtrise parfaitement les savoirs de la médecine traditionnelle chinoise sera évidemment capable de définir, au sein d’une typologie très affinée, le type spécifique de douleur ressentie par le patient, puis de déterminer les points à puncturer pour obtenir un soulagement.

Qu’est-ce que la douleur dans la médecine traditionnelle chinoise ?

Pour bien saisir le fonctionnement de la médecine traditionnelle chinoise et du traitement de la douleur par l’acupuncture, il convient de connaître globalement la conception de l’organisme qui s’y rattache. L’on connaît généralement le grand pilier sur lequel s’appuie la médecine traditionnelle chinoise (MTC), à savoir la dualité de la classification des phénomènes en fonction du Yin et du Yang, dont l’alternance maintient l’équilibre de l’énergie (appelée Qi). L’on ignore plus souvent que l’organisme est considéré par la MTC comme ayant une base structurelle (viscères et méridiens) et une base substantielle (énergie dite Qi, sang, liquides organiques). Ce sont les méridiens qui, intégrés dans tout un système de communication, permettent la circulation du sang et de l’énergie, et c’est à partir de ce système que sont définis les points de puncture.
S’il est important de comprendre ce système, c’est parce que, quelle que soit son origine, la douleur est toujours liée à un blocage de l’énergie (au niveau des organes-entrailles / ou au niveau des méridiens). Or, pour débloquer l’énergie, il faut bien savoir où (lieux) la douleur se produit, comment (symptômes) et pourquoi (causes).

Les lieux de la douleur :

Il y a différents niveaux de localisation de la douleur : à un niveau global du système corporel, la douleur peut être liée aux organes, aux méridiens, aux vaisseaux, au Qi, au sang.
Au niveau des bases (structurelle/organique) du corps, l’on considère que les syndromes douloureux (de type Bi ou Tong) peuvent se manifester à 4 grands niveaux : viscères (5 organes et 6 entrailles), entrailles particulières (cerveau, os, moelle, vaisseaux, vésicule biliaire, utérus), peau et chair-muscle, vaisseaux-tendons-os-méridiens.
Selon la géographie plus classique du corps, cela donnera précisément 8 lieux où la douleur est ressentie : céphalées, douleurs de poitrine, douleurs aux flancs, gastralgie, douleurs abdominales, lombalgies, douleurs articulaires, douleurs musculaires.

Causes et types de douleur :

A côté de la question de la localisation, il y a aussi celle, très importante, du type précis de douleur qui est éprouvé ; à partir de 6 grands types de douleurs définis, l’on va déterminer des causes de douleur : douleurs erratiques (vent), douleurs froides et rigides (froid), pesanteurs et courbatures (humidité), douleurs brûlantes (chaleur-feu), douleurs sourdes/vides (vide), douleurs aiguës et crampes (plénitude).
L’on va alors détailler et classer ces causes de douleur en 3 catégories : externes (les 6 excès, dits pervers : vent, froid, chaleur-feu, canicule, humidité, sécheresse), internes (7 sentiments : joie, colère, accablement, fatigue, nostalgie, tristesse, peur, frayeur), ni externes-ni internes (4 causes : erreurs alimentaires, surmenage, excès sexuels, blessures ou autres).

Les 2 syndromes de douleur

Mais la classification des douleurs par la MTC ne s’arrête pas là, car il reste à évoquer la division globale de la douleur en deux grands syndromes de douleur, appelés Bi et Tong, qui correspondent à des localisations, des causes et des symptômes différents :

Les 3 grandes manières de traiter la douleur en acupuncture

C’est toute cette conception de la douleur et du système du corps qui est prise en compte par l’acupuncture dans le traitement de la douleur. En effet, étudiant la spécificité de chaque douleur par rapport aux causes et localisations que nous avons évoquées, l’acupuncteur va choisir l’approche adéquate parmi les trois grandes voies de traitement que sont la désobstruction, la régulation de la fonction de l’énergie (Qi) et l’expulsion.

Désobstruer

Cette méthode s’applique lorsque ce sont les méridiens qui sont touchés. Les méridiens, qui sont chargés non seulement de nourrir les viscères et tissus corporels, mais encore de faire circuler Qi et sang, de faire communiquer les viscères (organes et entrailles) et les 5 structures (peau-tendons-vaisseaux-muscles-os), circulent pour cela dans les interstices existant entre ces 5 structures, où toute lésion risque d’entraîner une obstruction de l’énergie.  Puncture ses points situés le long du trajet du méridien avec combinaison de points locaux-distants ; dispersion et moxibustion.

Réguler la fonction de l’énergie (Qi)

Cette méthode s’applique lorsque ce sont les 5 organes et les entrailles (6 entrailles et entrailles particulière) qui sont touchés :

D’une façon générale, toutes les douleurs sont ici liées à une perturbation des mouvements montée-descente, intériorisation-extériorisation dans la circulation de l’énergie.  Puncture des points Mu et des points Shu du dos.

Expulser

Cette méthode s’applique lorsque les douleurs sont liées aux 6 excès (c’est-à-dire à des causes externes = vent, froid, chaleur-canicule, humidité, sécheresse, chaleur-feu), à la stagnation du sang ou à des mucosités troubles. Lorsque les 6 excès affectent les muscles, les vaisseaux, les tendons, la peau, les os, il y a obstruction des méridiens, puis Bi ; lorsque les 6 excès affectent les organes-entrailles, il y a trouble de la fonction énergétique, puis Tong. Lorsque des mucosités (associée à une stagnation du sang) stagnent dans les articulations, il y a raideur et gonflement des articulations, voire déformation ; lorsqu’elles stagnent dans les organes-entrailles, cela engendre des empâtements et des abcès.
 L’expulsion est obtenue par la dispersion, avec moxibustion en cas de syndrome de froid Yin.

Détail de douze manières de traiter la douleur par l’acupuncture

1) Chasser le froid
Le froid (qui provoque les contractions) affecte la peau et les poils, bloquant la circulation de Qi dans les méridiens ; la puncture des points 14VG, 12G et 20VB, avec dispersion de longue durée, apaise les mots de tête, de cou et de dos. La puncture des points 3IG (Du Mai) et 60V (méridien de la vessie) contribue à dissiper le froid.

2) Chasser le vent
Le vent (léger et changeant) affecte la surface du corps et déséquilibre le Qi défensif et nourricier, c’est-à-dire le Qi des méridiens Yang (qui se réunissent au Du Mai). Les points puncturés pour chasser le vent, renforcer et rééquilibrer le Qi des méridiens Yang seront donc tous les points du Du Mai et de la surface ainsi que ceux du vent : 12V, 20VB, 16VG. La puncture de ces 3 points, associée à la méthode de la dispersion, permet de débloquer les méridiens et de traiter les douleurs ostéo-articulaires ainsi que les céphalées.

3) Dissiper l’humidité
L’humidité provoque une stagnation, ou bien dans le haut du corps (céphalées), ou bien dans la région thoraco-abdominale (oppressions, ballonnements), ou bien dans les membres (gonflement, déformation, lourdeurs). L’on va puncturer 36E (harmonisation de l’estomac) et 9Rt (fonction de transformation de la rate), que l’on peut, en clinique, associer à 4GI et 3F (rate), voire à 12VC ou à 34VB et 12Rt pour mieux dissiper l’humidité.

4) Eliminer l’accumulation de Qi du foie
L’accumulation de Qi dans le foie est liée au sentiment d’accablement et provoque notamment des douleurs costales ; l’on apaise la douleur en puncturant les points Shu du dos (18V) et Mu (14F), avec dispersion. L’on peut y associer la puncture de 34VB (vésicule biliaire), 3F (foie) et 6MC (oppression thoracique), de manière à faire descendre le Qi à contre-courant et donc à diminuer l’accumulation.

5) Réguler le fonctionnement de Qi
Lorsque la descente de Qi est insuffisante ou que sa montée est excessive, l’on va tâcher de faire descendre le Qi à contre-courant en puncturant les points 17VC (mer de Qi de la poitrine) et 6VC (mer de Qi originelle), ainsi que 6MC (réchauffeur supérieur/inférieur), pour soulager l’oppression thoracique, et 36E (estomac), ou encore le Mu de n’importe quel viscère dont le Qi stagnerait.

6) Stimuler la circulation du sang pour supprimer la stagnation sanguine
Après un traumatisme ou lorsqu’il y a stagnation de Qi et de sang, donc souvent des douleurs pongitives (impression d’instrument pointu), il s’agit d’activer la circulation sanguine en puncturant 17V (Hui de sang) pour désobstruer les méridiens, 10Rt (sang de la rate) pour régénérer les tissus, 40V (Xi de sang) pour traiter la stagnation en profondeur et 6Rt (pour tonifier les liquides organiques), voire, en clinique, le point Shu de la douleur.

7) Augmenter la chaleur du réchauffeur moyen et chasser le froid
L’attaque peut venir d’un froid externe ou interne et affecte la fonction de transport de la rate et la réception-décomposition des aliments, entraînant des douleurs épigastriques. Il convient de puncturer 12VC (Hui des 6 entrailles et Mu de l’estomac) éventuellement associé à 36E (harmonisation de l’estomac, descente du Qi à contre-courant), 25E (Mu du gros intestin) associé à 6VC avec moxibustion (relâchement du spasme) et 8VC avec moxibustion intense (restauration du Yang). Les points Shu du dos sont puncturés aussi dans le cas de douleurs épigastriques, abdominales, intercostales ou menstruelles.

8) Faciliter la digestion et désencombrer les entrailles
La rétention alimentaire dans le réchauffeur moyen entraîne l’encombrement des intestins. Il faut puncturer 12VC (Mu de l’estomac), 25E (Mu du gros intestin), 6CV (avec dispersion) pour désobstruer et réguler, 36E pour lever la rétention alimentaire, le tout en laissant l’aiguille en place de manière prolongée. D’autres points peuvent être puncturés en cas de diarrhée (39E, intestin grêle) ou de constipation (37E, gros intestin).

9) Renforcer les reins et les lombes
Lorsque le foie et les reins sont vides, ils ne nourrissent plus correctement les lombes et les tendons. Pour traiter les douleurs lombaires et des genoux, l’on puncture 4VG (Yang des reins), 52V (Yin des reins) et 23V (renforcer la colonne lombaire), voire 34VB (Hui des tendons) et 39VB (Hui de la moelle) pour nourrir foie et moelle, relâcher les tendons, renforcer les os.

10) Calmer le foie et faire descendre l’excès de Yang
En cas de vide de Yin et d’excès de Yang, il y a production de feu, puis de vent, d’où des céphalées ; l’on apaise le foie tout en faisant descendre le Yang en excès par la puncture de 20VG et 20VB avec dispersion (contre la montée de Yang), de 4GI et 3F (pour la descente de Yang), du point curieux 2PC (contre les céphalées). La puncture, ensuite, de 6Rt et 3Rn permettra de nourrir le Yin.

11) Fortifier le Qi et nourrir le sang
En cas de vide de Qi et de sang, la nutrition des organes-entrailles, des membres, méridiens, vaisseaux est insuffisante, d’où une douleur moyenne mais prolongée. L’on puncture alors 20VG (pour faire monter Qi et sang), 20VG-17V-36E (pour fortifier rate et estomac), 6VC (mer de Qi originel) et 4VC (pour nourrir la moelle).

12) Purifier la chaleur et chasser le feu
Les maladies liées au feu (comme les inflammations cutanées) brûlent les méridiens et les Lu Mai des organes-entrailles. Pour soulager la brûlure, l’on va puncturer 30PC (pour disperser la chaleur des organes-entrailles), 40E (pour disperser la chaleur des 6 entrailles) et 8MC (point Rong du cœur, où le feu est le plus pervers).

Bénéfices de l’acupuncture

L’immense intérêt de l’acupuncture dans le traitement de la douleur réside dans sa façon de prendre en compte à la fois l’énergie vitale de l’organisme et les facteurs environnementaux (températures, émotions, alimentation, blessures). D’autre part, l’action que l’acupuncture opère sur la circulation des énergies pour rééquilibrer les relations des organes entre eux a une efficacité aussi bien préventive (l’organisme fragilisé est rééquilibré, donc fortifié) que curative (les organes affectés par la douleur sont identifiés et soignés). Enfin, le processus thérapeutique se déroule dans une véritable collaboration entre le patient (qui s’efforce de définir le plus précisément possible ses sensations douloureuses) et le médecin (qui tâche d’ajuster au plus fin les combinaisons de points à puncturer).

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