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Environ 28% des Français auraient déjà eu recours à l’acupuncture ; 72% des Français ont, en outre, une image favorable à l’acupuncture..

Acupuncture et nutrition à Paris - Dr Nguyen

Environ 28% des Français auraient déjà eu recours à l’acupuncture ; 72% des Français ont, en outre, une image favorable à l’acupuncture[1]. En France, seuls les médecins (avec diplôme d’État de docteur en médecine) sont autorisés à exercer l’acupuncture (article L.4111-1 du CSP). Pour le médecin qui pratique l’acupuncture, il s’agit donc moins de valoriser l’intérêt de cette pratique, qui a déjà une bonne image, que d’en donner une meilleure connaissance aux patients, qui n’ont souvent qu’une idée très vague de ses mécanismes.

Les patients ont recours à l’acupuncture sans faire le lien avec des preuves scientifiques[2], s’appuyant plutôt sur leur ressenti. De même, beaucoup de praticiens favorables à l’acupuncture le sont parce qu’ils observent que cela contribue au bien-être de leurs patients, mais ne se penchent pas davantage sur le fonctionnement de cette pratique.

Le médecin acupuncteur convaincu par l’utilité de l’acupuncture a cependant à cœur de faire mieux comprendre à ses patients ce qui se passe dans leur organisme lorsqu’ils ont recours à l’acupuncture. En outre, le médecin acupuncteur lui-même ne cesse d’explorer les possibilités infinies de l’acupuncture, pour soigner des maux aigus ou chroniques très variés.

En effet, lorsque des patients ont recours à l’acupuncture, c’est la plupart du temps parce qu’ils ont l’impression d’être dans une impasse. Ayant passé de longues années à circuler d’un praticien à l’autre, sans trouver de soulagement à leurs maux, ils ne croient presque plus à une solution et voient dans l’acupuncture une dernière chance. Pour ces patients, l’acupuncture rouvre alors le champ des possibles.

Du côté du médecin acupuncteur, le grand nombre de ces patients presque découragés est une invitation à trouver une piste de solution, grâce aux riches potentialités de l’acupuncture. L’association de l’approche conventionnelle avec l’acupuncture requiert en outre d’adjoindre des considérations nutritionnelles, en toute fidélité à l’approche traditionnelle chinoise. En effet, un médecin chinois traditionnel pratique l’acupuncture, dispense des conseils nutritionnels et prescrit des plantes : un ensemble indissociable. Tandis qu’en médecine conventionnelle, la pratique est scindée, chacun s’occupant de son domaine de spécialité. La pratique globale, alliée à la médecine conventionnelle, a l’avantage de faire du médecin le capitaine du navire, avec une vision d’ensemble qui lui permet de gérer plusieurs dimensions du problème du malade chronique.

Le nomadisme médical, fréquent chez les patients, est l’une des conséquences de la segmentation des approches. Car le patient dont les maux ne trouvent pas de solution est, par accumulation de tentatives thérapeutiques, soumis à une importante médication, qui peut entraîner le développement de nouveaux problèmes (créés par les effets secondaires) et/ou l’aggravation du symptôme non résolu. Le recours à l’acupuncture et à la nutrition, en alliance avec l’approche conventionnelle, permet souvent de limiter la médication au strict nécessaire, dans le respect de l’état du patient.

La série d’articles que je propose ici a pour but d’aborder le plus possible de champs d’application de l’acupuncture et de la nutrition.

Dr. Nguyen Phuong-Vinh.

[1] « Quelles relations les Français entretiennent-ils avec les médecines douces ? », SafeMed, 7 septembre 2020, https://safe-med.fr/2020/09/07/quelles-relations-les-francais-entretiennent-ils-avec-les-medecines-douces/?cn-reloaded=1

[2] Éva Ensanyar et Romain Maniere, Acupuncture et médecine générale : représentations et relations entre patients, acupuncteurs et généralistes. Une étude qualitative, thèse de médecine dir. Aurélie Janczewski, 2019, université d’Aix-Marseille.

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