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La Phytothérapie-endobiogénie

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Docteur Nguyen Phuong Vinh

Source et développement de la médecine endobiogénique

La maladie devrait toujours, à rebours des représentations ordinaires, être envisagée non pas comme étrangère à l’individu mais comme liée à une perturbation de son équilibre physiologique (terrain défaillant, agressions extérieures, etc.).
En effet, il s’agit, pour parvenir à une guérison pleine et entière autant que pour prévenir précisément les menaces de maladie, de prendre en compte le fonctionnement global du corps de chaque individu. Après plus de 30 ans d’exercice de la médecine, j’ai acquis la conviction que l’efficacité d’une réponse thérapeutique exigeait du médecin qu’il aborde de manière unique le terrain spécifique d’un individu et considère avec précision chaque étape du développement d’une pathologie.
Malheureusement, la pratique scientifique actuelle préfère la plupart du temps se pencher sur la maladie en la détachant de la personne, dont la réalité n’est pratiquement pas prise en compte. Pourtant, certains médecins et chercheurs travaillent au développement d’une nouvelle méthodologie, qui passe par la maîtrise et le respect des mécanismes physiologiques et des équilibres biologiques du corps. Il s’agit d’un véritable changement de paradigme, qu’il est capital de faire connaître tant aux pouvoirs publics qu’à la communauté scientifique et médicale, de manière bien sûr à en faire profiter le grand public.

La médecine de demain ne peut se passer non seulement d’une rénovation du cursus médical dans le sens de cette approche différente, mais encore d’une initiation des citoyens à cette autre façon d’agir pour le maintien de sa santé.

Dans la perspective que nous défendons, l’organisme humain est appréhendé comme un ensemble d’organes interdépendants et soumis au contrôle harmonieux d’une multiplicité de fonctions physiologiques :
  • Notre démarche clinique originale est de type intégratif et s’appuie sur une modélisation innovante des mécanismes biologiques
  • Elle implique de recourir en priorité à des méthodes thérapeutiques respectueuses de la physiologie du patient, de manière à entretenir un rapport aux soins le moins iatrogène possible
  • Cette démarche œuvre à l’avènement d’une médecine véritablement humaniste, non seulement curative mais encore préventive, et qui respecte la spécificité de chaque individu en choisissant de restaurer sa responsabilité et son rôle dans la gestion de sa santé.
Dans les pathologies les plus diverses, banales ou tragiques (angine ou récidive de cancer du sein), l’approche médicale mise en œuvre se construit sur un dialogue avec le patient, car la délivrance de celui-ci suppose qu’avec son médecin il développe une connaissance en profondeur de son corps, dans toutes ses interactions fonctionnelles. La confiance et l’espoir remplacent alors souvent chez le patient l’angoisse et la résignation. Cette médecine personnalisée, c’est-à-dire adaptée au terrain de chacun, requiert qu’une attention individuelle soit accordée à chaque patient. En ce sens, il s’agit bien d’une « médecine de la personne », pour reprendre la vieille expression du Docteur Paul Tournier, en effet partisan d’une vraie relation de confiance entre le patient et son médecin.

L’endobiogénie propose une vision intégrée du vivant qui s’appuie sur la physiologie intégrative. Cette vision intégrée est obtenue grâce à une modélisation innovatrice des mécanismes biologiques.

Pratiquer la médecine autrement

Le point de vue des patients est très important pour saisir comment la perception de nos symptômes, comment nos questionnements et nos besoins trouvent une réponse satisfaisante dans la découverte d’une cohérence dissimulée derrière les signaux que nous envoie notre corps.
Selon les informations fournies par l’index de la biologie des fonctions et donc selon la mise en évidence chiffrée des relations entres les divers phénomènes observables sur un terrain, c’est bien avec le patient que le médecin va décider de l’orientation du traitement, préventif ou curatif.
L’examen clinique endobiogénique, auscultation menée en vertu d’une méthode très précise, ne peut apporter de renseignements féconds sur l’organisation et les réactions de l’organisme que grâce à un vrai dialogue entre le patient et le médecin ; c’est pourquoi la prescription, très personnalisée, s’accompagne d’un commentaire médical tout aussi spécifique.
En ce sens, les études de cas sont toujours particulièrement éclairantes, renseignant sur la façon dont le médecin, lors d’une consultation qui devient lieu d’observation technique autant que d’un échange verbal capital, pratique la collecte de données et l’interprétation des dysfonctionnements, puis met en place une stratégie de soins. L’importance nouvelle de la participation du patient suppose en effet que le médecin fasse plus que jamais preuve de qualités humaines : finesse psychologique, empathie et capacité à encourager. Tous les patients qui ont eu la possibilité de profiter des bienfaits de cette approche de la médecine conviendront qu’ils ont pu ainsi accéder à un degré d’information et de conscience trop rare dans la pratique médicale classique et que, quels qu’aient été leurs maux, ils ont considérablement gagné en espoir et en confiance. La médecine endobiogénique, par l’ouverture qu’elle opère, a la capacité de sauver non seulement les corps mais les esprits. Guidant médecin et patient vers des dysfonctionnements en cours de formation, elle est tout particulièrement en mesure d’y remédier à temps et donc d’assurer sa double fonction de guérison et de prévention.

La médecine du terrain

Une conception différente de la médecine.

Chacun d’entre nous, en vertu de sa constitution, réagit à sa manière propre à une agression quelle qu’elle soit.

Cette variété des réactions a bien sûr pour origine l’état de notre terrain, c’est-à-dire de tout un ensemble de causes génétiques, physiologiques, tissulaires ou humorales conditionnant la survenue ou non d’une maladie.

 

La nouvelle conception médicale que nous prônons part alors du constat que le corps humain ne se résume pas à un assemblage de fonctions ou d’organes s’ignorant mutuellement, mais agit et réagit constamment en tant que système cohérent travaillant tout entier à s’adapter aux circonstances et accidents.

Or, la médecine d’aujourd’hui considère de façon éclatée chacun des multiples composants du corps et reste dans l’ignorance pratique des relations complexes de chaque élément avec les autres.

D’où une incapacité à poser un diagnostic d’ensemble sur la santé du patient.

La nouvelle approche médicale se doit au contraire de souligner sans cesse les relations entre les caractéristiques d’un point du corps et le fonctionnement global du corps, de manière à promouvoir une vision scientifique véritablement intégrale du patient.

C’est pourquoi nous parlons d’une conception endobiogénique du terrain, concept créé par le Docteur Christian Durrafourd, et coenseigné avec le Docteur Jean Claude Lapraz et son équipe de médecins.

La logique intelligence nous apprend ainsi que le tout est plus que la somme des parties ; le corps est donc à envisager en tant que superposition de différents niveaux : niveau du gène vers le chromosome, du chromosome vers le noyau, du noyau vers la cellule, de la cellule vers l’organe, de l’organe vers l’organisme.

Chaque niveau fonctionne selon son mécanisme propre, mais est intégré à un niveau supérieur qui le contrôle, jusqu’au niveau final de contrôle exercé par l’ensemble de l’organisme. Lorsqu’un niveau se dérègle, il importe alors d’identifier à la fois l’origine du dérèglement, au niveau supérieur, et le déploiement de ses conséquences, à des niveaux inférieurs.

Il y a une cohérence globale du corps et le maintien de l’harmonie suppose que les différents éléments de l’organisme communiquent continuellement les uns avec les autres, une coordination étant à l’œuvre pour gérer les liens entre la cellule et l’organe, entre un organe et les autres, etc.

De cela dépend notre vie et le fonctionnement équilibré de nos cellules et de nos organes, qui sont un peu comme les instruments d’un orchestre dont le chef serait le système hormonal. Dans la perspective endobiogénique et son approche endocrinienne du terrain, le système hormonal est en effet reconnu comme jouant un rôle capital à tous les niveaux de notre corps. Car c’est lui qui s’occupe de gérer l’enchaînement constant des phénomènes de destruction-reconstruction-synthèse, appelés métabolisme et qui sont à l’œuvre dans notre organisme.

Faire un bilan de mon corps

Approche endobiogénique

Or, parce que l’approche endobiogénique envisage différemment le fonctionnement du corps humain, elle s’applique à développer de nouveaux outils de compréhension, d’intervention et de régulation.

Il s’agit par exemple de partir du matériau très riche offert par la prise de sang et ses douze données biologiques (numération formule sanguine, le nombre des plaquettes sanguines, le dosage de deux enzymes…) pour élaborer un système à base algorithmique appuyé sur des données physiologiques précises et exploitées de manière à permettre une compréhension des phénomènes corporels bien plus vaste que dans l’approche analytique classique.

Le système, conçu par le Docteur Christian Duraffourd, se nomme « biologie des fonctions » et il a conduit à l’établissement de 172 index d’activité endocrine, métabolique, etc. (tel que le principe de nécrose cellulaire ou encore celui de stress oxydatif). Le terrain de l’individu se dévoile ainsi dans une simple goutte de sang et un progrès considérable en résulte pour la connaissance profonde de l’état du patient.
Cependant, les médecins qui défendent cette nouvelle approche médicale pratiquent également une autre manière de consulter, qui leur permet de recueillir, par l’écoute et l’examen clinique, beaucoup d’autres données précieuses propres à enrichir l’interprétation endobiogénique. En possession de toutes ces informations, le médecin est en mesure de prescrire un traitement personnalisé qui recourt essentiellement aux plantes médicinales, dont l’usage permet en effet d’échapper aux risques d’effets secondaires impliqués par certains médicaments de synthèse. En outre, les plantes à activité synergiques ou complémentaires entraînent, combinées ensemble, des séries de petits effets qui débouchent sur un effet global suffisamment important pour amener amélioration, puis guérison. Notons d’ailleurs que l’application de l’endobiogénie, donc de son approche individualisée, à la phytothérapie permet un gain de qualité très net, puisque l’élaboration d’un traitement se trouve validé et contrôlé par la mesure de paramètres biologiques.
D’une façon générale, il s’agit aussi de faire sortir la prévention du domaine de la subjectivité, de l’inscrire dans la durée en s’assurant de l’existence de marqueurs objectifs, reproductibles et stables. De tels marqueurs fonctionnent en effet souvent comme de véritables nœuds dans les réseaux biologiques et comme des reflets de l’état des différents systèmes. Ainsi permettent-ils au médecin de construire un conseil individualisé et un suivi systématique dynamique. La biologie apparaît alors tout à fait incontournable dans l’évaluation des différents systèmes essentiels à notre fonctionnement : immunitaire, neurologique, endocrinien, métabolique, génétique et épigénétique.

Tout comme l’imagerie médicale et les épreuves fonctionnelles, la biologie permet d’améliorer la qualité de l’approche scientifique dans la pratique médicale quotidienne.