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Comment soulager la névralgie faciale par l’acupuncture - Dr Nguyen à Paris

Comment soulager la névralgie faciale par l’acupuncture

Elle touche environ 12 personnes/100 000 par an[1], à raison de 5 nouveau cas / 100 000 par an et concerne en particulier les femmes de plus de 50 ou 60 ans. Les crises peuvent aller de 2 à 15 /j[2]. Il s’agit de la névralgie faciale, une affection qui peut transformer la vie des patients en véritable cauchemar et qui fait l’objet de méthodes de soins assez diverses.

Définition

La névralgie faciale est une irritation (origine neurogène) ou un dysfonctionnement (conflit vasculo-nerveux) du nerf appelé trijumeau ou encore nerf n°5, une des 12 paires de nerfs crâniens innervant le visage. Le trijumeau, comme son nom l’indique, est un nerf à trois branches qui est responsable de la sensibilité de la face :

–   La branche (1) supérieure innerve le front et l’œil ;

–   La branche (2) moyenne innerve la joue ;

–   La branche (3) inférieure le menton et la mandibule.

Les crises que subissent les patients prennent la forme de vives douleurs, de type décharges électriques ou sensation de broyage, qui se produisent en salves, durant une ou deux minutes, sur un côté du visage, selon la branche touchée (à 40% le maxillaire supérieur, à 20% maxillaire inférieur, à 10% branche ophtalmique). Ces crises sont parfois déclenchées par des gestes du quotidien (brossage de dents, rasage, mastication, sourire, rire, parler…).

Cause

La cause exacte de la névralgie faciale n’est souvent pas identifiable, sauf lorsqu’elle est une conséquence d’une autre affection plus grave. Plusieurs hypothèses étiologiques sont généralement avancées :

–   La névralgie viendrait d’un contact entre le nerf trijumeau et un vaisseau sanguin (notamment l’artère cérébelleuse supérieure, dans le cervelet), qui exercerait une pression sur le nerf.

–   La névralgie pourrait également être suscitée par une activité électrique intense du nerf trijumeau (un peu comme dans l’épilepsie, ce qui expliquerait l’efficacité des traitements antiépileptiques).

–   La névralgie serait, dans 20% des cas, secondaire à une autre pathologie (maladie neuro-dégénérative, sclérose en plaques dans 2-3% des cas, tumeur, anévrisme, infection type zona, syphilis, traumatisme).

Identification

Cette difficulté à identifier des causes n’empêche pas que l’on puisse tout à fait identifier une névralgie faciale. Généralement, le diagnostic s’appuie sur une anamnèse précise et sur l’examen clinique. Le patient est invité à décrire les caractéristiques de sa douleur, son impact sur ses activités quotidiennes, et le praticien l’interroge notamment pour rechercher un état anxio-dépressif associé.

En effet, les conséquences de la névralgie sont nombreuses et peuvent être extrêmement lourdes à porter : amaigrissement, angoisse, dépression, repli, dépendance aux antidépresseurs, aux benzodiazépines, à la morphine.

Traitements[3]

Il existe différents types de traitement pour soulager la névralgie faciale, dont certains sont efficaces, mais qui ne sont pas sans effets secondaires.

Les traitements médicamenteux

–   Par anticonvulsivants de type anti-épileptique. Cette approche a été mise au point par le Dr. Bergouignan dans les années 1940. La principale spécialité médicamenteuse utilisée est la carbamazepine (Fromm en 1980), mais on en relève également quelques autres (gabapentine, oxcarbazépine, clonazépam, phenytoïne, lamotrigine). Le médicament est à prendre 45mn avant les facteurs déclencheurs connus. L’efficacité est de 90% au début, puis il est nécessaire d’augmenter les doses et des effets secondaires surviennent par ailleurs (somnolence, perte de mémoire, sensation d’ébriété…). Le taux de récidive est de 7%.

–   Par antispasmodiques (baclofène) ;

–   Par antidépresseurs, anxiolytiques et neuroleptiques en complément.

Les traitements chirurgicaux

–   La chirurgie percutanée

o   Par thermo-coagulation (inaugurée par Sweet en 1969). Il s’agit de détruire par la chaleur les petites fibres nerveuses du nerf trijumeau (ganglion trigéminal), les grosses fibres étant conservées. Mais cette méthode suppose une hospitalisation de 48h, avec anesthésie générale de quelques minutes pour l’introduction d’une électrode à travers la joue et le trou ovale. Seuls une dizaine de centres en France pratiquent cette méthode. L’efficacité est de 95%, mais les patients qui ont subi cette opération souffrent d’une perte de la sensibilité (sensation d’engourdissement) de la zone concernée (1-10% des patients opérés souffrent d’une abolition transitoire longue du réflexe masticateur). La méthode est surtout recommandée pour les personnes âgées.

o   Par destruction chimique, à savoir par injection cisternale de glycérol (méthode imaginée par Hakanson en 1975). Il y a cependant 18% de récidives et la réalisation est délicate (risque de diffusion excessive du produit). Enfin, on observe des hypoesthésies (affaiblissement de la sensibilité) durables chez les patients qui ont subi cette injection ;

o   Par compression du ganglion trigéminal au moyen d’un ballonnet gonflable (méthode expérimentée par Mullan en 1979). Le patient doit passer par une anesthésie générale. On observe environ 15% de récidive.

–   Par décompression micro-vasculaire : une incision est faite dans le crâne derrière l’oreille, à la recherche du vaisseau sanguin responsable de la compression (méthode proposée par Gardner en 1959). Cela suppose une anesthésie générale. Le taux de guérison est de 83,2%, le taux d’échec de 4% et le taux de récidive de 3%. Cette méthode est recommandée surtout si le patient est jeune, de manière à lui éviter des déficits sensitifs secondaires.

–   Par Gamma Knife, c’est-à-dire par irradiation stéréotaxique de la zone du cerveau où passe le nerf trijumeau. Cela requiert une anesthésie locale de 45mn et une hospitalisation de 24-48h. Il y a environ 80-90% de rémission, mais les effets se font sentir seulement au bout de 3 semaines au minimum, voire au bout de 2 mois. On ne relève que peu d’effets secondaires de type perte de sensibilité, mais la méthode ne se pratique que dans très peu d’endroits (à la Timone à Marseille, au CHU Lille).

Les praticiens n’envisagent généralement la chirurgie qu’en dernier recours, si les crises deviennent trop nombreuses et grèvent trop lourdement le quotidien du patient. Cependant, environ 40% des patients sous traitement médicamenteux finissent par développer une résistance. Quant aux traitements chirurgicaux, aucun n’exclut que la douleur revienne au bout de quelques années. Enfin, les études sur l’efficacité des différents traitements présentent la plupart du temps des défauts méthodologiques rendant leurs résultats difficiles à exploiter.[4]

Névralgie faciale et acupuncture

Certains patients ne sont pas soulagés par les traitements conventionnels et l’acupuncture peut alors leur être d’une grande aide. Une étude rapporte par exemple le cas d’une patiente que ni les médicaments, ni la chirurgie n’avaient pu soigner et qui s’est trouvée totalement soulagée au bout de 14 sessions de 45mn d’acupuncture, le soulagement persistant encore six mois après le traitement[5]. L’acupuncture est recommandée par certains experts (le Dr Andrew Weil[6]) pour soulager la névralgie faciale ; elle est également suggérée comme traitement complémentaire possible par la Clinique Mayo[7].

Quels points ?

Les points puncturés dépendent surtout de la branche du trijumeau qui est atteinte, une revue classant les points retenus par ordre de fréquence de puncture selon la branche à traiter[8] :

Branche 1 : 14VB (75%), 2V (66%), Taiyang (41%), Yuya (25%), 8E (25%), 23TR (8%) ;

Branche 2 : 2E (58%), 18IG (33%), 7E (33%), 20GI (33%), 3E (16%), 19GI (8%) ;

Branche 3 : 6E (58%), Jiachengjiang (50%), 7E (41%), 24VC (16%), 5E (16%), 4E (8%).

Une étude plus récente évoque d’autres séries de points :

Branche 1 : BL2, GB14, EX-HN4 ; Branche 2 : ST2, SI18 ; Branche 3 : ST7, ST6, CV24 ; le tout complété par LI4, LI3 et ST44 en points distaux, pour un soulagement complet de l’ordre de 75%[9].

Ou encore EX-HN5, ST7, CV24 et SI18 comme points principaux, ST6, LI20, ST2, BL2, SP6 et LR3 comme points secondaires, le tout en électro-acupuncture, avec un soulagement total de 55% et un soulagement important ou total à 90%[10].

Certains acupuncteurs combinent la puncture avec un traitement par les herbes chinoises (Huang Lian ou Rhizoma Coptodis, Sheng Di Huang ou Radix Rehmanniae, Huang Qin ou Radix Scutellariae Baicalensis, etc.).

Quelle efficacité ?

Des études sur l’intérêt de l’acupuncture pour la névralgie faciale sont menées depuis déjà longtemps[11], ainsi que des revues d’étude[12]. Une étude montre un taux d’efficacité de 95% pour le groupe traité vs 75% pour le groupe contrôle (qui reçoit de l’acupuncture à d’autres points que ceux requis)[13]. Une récente revue d’études relève que l’effet analgésique dure 1-2 ans pour 99% des cas, 2-4 ans pour 75%, 4-5 ans pour 55,5%[14].

Pour les patients que les traitements médicamenteux ne soulagent plus et qui ne souhaitent pas courir le risque d’une perte de sensibilité à la suite de traitements chirurgicaux, l’acupuncture constitue donc une approche complémentaire très intéressante.

Dr. Vinh Nguyen.

Référence image : Henry Marsh, Do No Harm : Stories of Life, Death and Brain Surgery, Londres, W&N, 2014.

[1] J. M. Zakrzewska, H. Akram, « Interventions neurochirurgicales pour le traitement de la névralgie faciale classique », Cochrane, 7 décembre 2011.

[2] Sabine de la Brosse et Dr. Alain Serrié, « Douleurs névralgiques de la face. Nouveau traitement du Gamma Knife. », Paris Match, 6 novembre 2007.

[3] Y. Keravel et M. Sindou, « Névralgie du trijumeau », campus de neurochirurgie, http://campus.neurochirurgie.fr/spip.php?article412

[4]« Nous avons identifié 11 études portant sur 496 patients, mais trois seulement rapportaient des données de résultats suffisantes. […] Toutes les études de cette revue présentaient des défauts méthodologiques, et toutes sauf deux étaient associées à un risque de biais considérable. », J. M. Zakrzewska, H. Akram, « Interventions neurochirurgicales pour le traitement de la névralgie faciale classique », Cochrane, 7 décembre 2011.

[5] Hüseyin Sert, Burhanettin Usta, Bünyamin Muslu, and Muhammet Gözdemir, « Successful Treatment of a Resistance Trigeminal Neuralgia Patient By Acupuncture », Clinics (Sao Paulo). 2009 Dec; 64(12): 1225–1226.

[6]Zhang XY et Zhongguo Zhen Jiu, « Therapeutic effect of deep acupuncture at local acupoints on trigeminal neuralgia », août 2005, 25(8), p. 549-50.
2. Peng YY, Huang YS et al, « Clinical observation on three-combination needling method for treatment of primary trigeminal neuralgia », oct 2008, 28(10), p. 715-8.
3. Chong MS, Bajwa ZH, « Diagnosis and treatment of neuropathic pain », J Pain Symptom Manage, mai 2003, 25(5 Suppl), S4-S11.

[7]Mayo Foundation for Medical Education and Research (Ed). Diseases & Conditions – Trigeminal neuralgia, MayoClinic.com.

[8] Voir Gérard Subey, Jean Robert Lamorte et Johan Nguyen, « Névralgie faciale », Gera, juin 1990.

[9]L Lu, « Clinical observation on 20 cases of trigeminal neuralgia treated by acupuncture », Bengbu Medicine, 12 (1995), p. 21.

[10]WD Cui, « Treatment of trigeminal neuralgia by acupuncture in 49 cases », Chinese Clinical Rehabilitation, 7 (2003), p. 3243.

[11] Voir Gérard Subey, Jean Robert Lamorte et Johan Nguyen, « Névralgie faciale », Gera, juin 1990.

[12]Liu H, Li H, Xu M, et al., « A systematic review on acupuncture for trigeminal neuralgia. », Altern Ther Health Med 2010;16:30–5.

[13]M Pi, XM Cao, LX Wu, et al. « Contralateral puncture at facial points for treating primary trigeminal neuralgia », Jiangxi Chinese Medicine and Chinese Materia Medica, 34 (2003), pp. 43-44.

[14]TIAN Li-fang, « A Survey on Acupuncture Treatment of Trigeminal Neuralgia », Journal of Traditional Chinese Medicine, March 2010, Vol. 30, No. 1.

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